Pourquoi droit et sciences ?

Vous vous posez sans doute la question, et si vous entrez dans le cursus, nul doute qu’on vous la posera beaucoup. Mais le droit et la sciences ne sont pas deux matières que l’on a associées par hasard : le cursus offre de nombreuses débouchés, en droit, en sciences voire dans les deux.

Comme rien ne vaut la démonstration par l’exemple, on a demandé à quelques anciens élèves du cursus ce qu’ils font maintenant :

 

M1 Droit mention carrière judiciaire et criminelleThomas CARDIN

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

J’ai fait des maths pendant les deux premières années de licence, ensuite j’ai fait des sciences de la Terre (géologie, géophysique) en dernière année.

Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Je suis actuellement en master 1 de droit mention carrières judiciaires et sciences criminelles. Ce qui est  bien mais pas top… Non plus sérieusement je suis déçu car le master n’est pas assez spécialisé à mon goût. J’attendais plus de droit pénal et de sciences criminelles mais au final c’est un master de droit privé très général, dans la suite d’une L3. Un peu dommage à mon sens, néanmoins cela reste du droit, ce n’est pas si mal dans le fond.


Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

J’aime toujours beaucoup les sciences. Or je ne projette pas de travailler dans les domaines scientifiques. C’est donc pour cette raison que j’ai choisi de continuer le droit et d’arrêter les sciences.
Je ne peux pas dire que les sciences me manquent en général, mais certains aspects que j’adorais dans les maths et la physique font défaut en droit. Par exemple, les raisonnements mathématiques, l’intuition pour une démonstration, la logique scientifique, la résolution de problème par des schémas etc…

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ? 

En L2 j’ai beaucoup souffert car le niveau en mathématiques a considérablement augmenté, les  cours sont devenus très techniques et ils nécessitaient beaucoup de travail pour les maîtriser. En même temps la L2 de droit est très exigeante, je devais rendre 2 devoirs (dissertation et commentaire) par semaine. J’avais aussi un emploi du temps très chargé à cause de matières supplémentaires en mathématiques. Tous ces facteurs ont fait que j’ai passé un premier semestre compliqué. Je travaillais toujours au dernier moment et j’ai eu des baisses de motivations à cause de mauvaises notes.

Que ce que ça t’as apporté ?

Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Le double cursus m’a beaucoup apporté. Que ce soit dans les moments plus difficiles ou dans les périodes plus tranquilles.

J’ai appris à travailler efficacement et rapidement. J’ai appris à m’organiser, à passer d’une matière à l’autre.  J’ai aussi pu acquérir énormément de connaissance dans des domaines très variés.

Le double cursus m’a permis de découvrir le droit, une matière que je ne connaissais pas à la sortie du lycée et que je compte désormais utiliser dans mon avenir professionnel.
Mais le double cursus m’a surtout apporté mes meilleurs amis et beaucoup de maturité.

 

M2 Recherche droit international privéChloé SUEL

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

J’ai suivi la licence de sciences du vivant.


Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Cette année je suis en master 2 recherche de droit international privé et du commerce international à la Sorbonne. Le droit international privé est une matière passionnante, et les enseignements sont de qualités. C’est un master très stimulant.


Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque ? As-tu essayé de la continuer ?

Je ne dirai pas que la matière me manque, comme une personne peut nous manquer. La biologie est un domaine qui m’intéresse toujours et je suis ravie d’avoir les bases pour comprendre des articles scientifiques encore aujourd’hui. En revanche, je ne regrette pas de ne pas avoir continué à en faire mes études.

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ? 

Le double cursus est exigeant et demande une importante charge de travail. Il faut alors réussir à s’organiser et faire preuve de souplesse pour concilier les enseignements à Assas et à l’UPMC. Il s’agit en fait de trouver un équilibre, non seulement entre le droit et les sciences, mais aussi avec nos loisirs. Il est très important, je pense, de prendre le temps de faire du sport, de la musique, de lire, de sortir… Tout cela est possible quand on s’organise correctement.


Que ce que ça t’as apporté ? 

D’un point de vue intellectuel le double cursus est très formateur. La rigueur scientifique nous aide à former notre esprit de juriste. Il nous donne également une certaine ouverture d’esprit.

Au-delà de cet aspect, les promos sont en général très soudées. Le double cursus c’est à la fois un repère et un soutien dans le monde universitaire qui est assez impersonnel. Socialement c’est une vraie ressource !


Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Principalement les amitiés qui se sont créées dans la promo.

 

M sciences techniques et décisionsNicolas THOMAS

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

J’ai validé une licence en Sciences de la Terre.

Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?
Aujourd’hui je suis en M1 d’un master intitulé « Sciences, techniques et décisions » à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble. C’est une formation très originale, récente et probablement aussi unique en France que la double-licence : ma petite promo (16 étudiants) est composée à parité d’étudiants politistes et d’étudiants ingénieurs de Grenoble INP.

Il propose d’appréhender la place de la décision scientifique, de l’innovation ou encore de la recherche dans la société et dans l’entreprise avec des questions comme : Qu’est-ce qu’une controverse socio-technique ? Comment fonctionne l’expertise ? Est-ce qu’on peut prendre démocratiquement des décisions scientifiques ?

Pour réfléchir à tout ça chaque année du master est composé d’un semestre avec des cours de sociologie, politiques publiques, gestion de projet…mais aussi de culture technique comme des fondamentaux de biotechnologie, d’informatique ou de technologies de l’énergie. Le deuxième semestre est un stage long en milieu professionnel (4 à 6 mois).

Je me retrouve complètement dans cette formation qui propose des solutions à un problème majeur que j’avais identifié en double-licence : un dialogue de sourds entre scientifiques, ingénieurs, politiques, juristes… et citoyens.

Est-ce que la matière que tu as abandonné en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

On pourrait dire que j’ai lâchement abandonné mes deux disciplines de licence puisque je ne fais à proprement parler plus de droit ni de sciences. En réalité mon master actuel s’inscrit parfaitement dans la continuité du DC, et je ne cesse d’utiliser les connaissances et les compétences acquises durant ces trois premières années dans la préparation des nombreux rendus (projets, mémoires, exposés…) que j’y réalise. Je continue de chercher de la jurisprudence et de lire des papiers de revues scientifiques, parce que c’est une base solide sur laquelle seule on peut construire une réflexion politique élevée.

Qu’est-ce qui était le plus dur en double cursus ?
De s’approcher de plein de disciplines, d’auteurs, de concepts (deux fois plus qu’un étudiant normal)…sans pouvoir tous les approfondir. Faire des choix est nécessaire et normal…mais ça n’en reste pas moins très frustrant sur le moment !

Que ce que ça t’as apporté ?
Une vraie méthode de réflexion et de travail, une habitude à prendre du recul sur le sujet que j’étudie et surtout, et c’est le plus précieux à Sciences Po, une curiosité insatiable.

Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

De ce que je n’ai pas déjà laissé transparaître je citerais en vrac et sans être exhaustif : un côté étudiant hipster amusant, pas mal de nuits blanches sur des dissertations de droit administratif, beaucoup d’heures passées dans les biblis de Jussieu, quelques centaines de repas au RU de Censier, des dizaines de « droit et sciences, mais pourquoi faire ? » et autant de réponses passionnées, les péripéties de la création de l’ADLSD et le bonheur de la laisser partir entre de bonnes mains…

M1 droit mention droit internationalNiki ARAME

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

J’étais en biologie, mais j’ai fini par avoir ma licence SEN du fait de mon départ à l’étranger.


Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Je suis actuellement en M1 mention droit international à Assas. C’est super intéressant malgré le manque de choix des modules en France.

Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

La génétique me manque énormément. Non absolument pas mais je m’intéresse toujours aux sujets de bioéthique et de recherche.

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ? 

Gérer les sciences et le droit en même temps c’est loin d’être évident. Je ne sais pas ce qui était le plus dur mais les problèmes d’emploi du temps n’aidaient pas.


Que ce que ça t’as apporté ? 

Ça m’a permis de poursuivre les sciences après mon bac S tout en découvrant le droit afin de finaliser mon choix.


Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Un esprit d’équipe qui manque aux cursus classiques. Et une famille LSD.

M2 propriété intellectuelleLouise MILLOT

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

De la chimie: quantique, organique, inorganique, chimie analytique, thermodynamique…

Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Master 2 de propriété intellectuelle au Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle (CEIPI – Université de Strasbourg)

Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

J’ai choisi de partir dans un M2 dans lequel il y avait beaucoup de droit des brevets, les sciences sont donc toujours présentes, dans mes études, même si c’est d’une manière un peu différente.

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ?               

La L2 a été l’année la plus difficile, autant en sciences  qu’en droit.

Que ce que ça t’as apporté ? 

De la rigueur, et une véritable capacité de travail et d’organisation importants pour la réussite du M1.

Des super amies!!


Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Des années difficiles, mais toujours remplies de bons moments.

M2 Economie et droitReva BORGET

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

Des mathématiques
Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Master II Economie et Droit (Paris II) : master interdisciplinaire, parfaite continuité avec le double-cursus spé mathématiques. Nous faisons de l’analyse économique du droit, il s’agit d’utiliser les outils économiques pour étudier l’efficacité des règles juridiques. C’est une toute autre manière de voir le droit, nouveau langage (celui de l’économiste, nouvelles perspectives).

Plus concrètement, nous sommes une vingtaine, bonne ambiance, les étudiants viennent d’à peu près tous les horizons, les profs sont des pointures dans leur domaine (voir la page du CRED), et les horaires très light (enfin).

Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

OUI, plus tard j’espère l’approfondir même si mon parcours mathématiques m’est d’une grande utilité dans ce master (construction de modèles économiques…)

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ?

La fatigue (travailler tard, les cours du soir…)

Que ce que ça t’as apporté ?

Efficacité, rigueur, maturité grâce au fait d’avoir étudié deux matières et surtout d’avoir côtoyé deux « mondes ».

Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Quand un projet nous tient à cœur, il faut se lancer sans hésiter ! Je ne regrette absolument pas d’avoir choisi cette voie, j’en suis même fière.

M2 Propriété industrielleViolaine BESSON

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

En L1, toutes les sciences étaient au programme donc il s’agissait principalement de mathématiques (analyse et calcul matriciel), chimie (atomistique), biologie (cellulaire), physique (thermodynamique).

En L2 j’ai opté pour le parcours Biologie/Chimie ce qui consistait en des cours de génétique, physiologie, biochimie, thermodynamique chimique, et chimie organique.

En L3, lors de mon semestre à l’étranger, étant partie en droit principalement, je n’ai pas pu suivre beaucoup de matières de sciences. Comme je m’intéressais surtout à la biologie, j’avais choisi un cours de microbiologie alimentaire.


Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Après un premier M2 en droit des affaire internationales, je poursuis actuellement un M2 en propriété industrielle.

Ce M2 est plaisant pour ceux qui veulent garder quelques attaches avec le monde scientifique car en ce domaine nous y sommes confrontés en permanence, surtout en matière de brevet. Cependant, il s’agit d’une appréhension strictement et uniquement juridique. Cela peut parfois être frustrant, mais chacun son métier ! Quoiqu’il en soit, les enjeux sont réellement stimulants.


Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque ? As-tu essayé de la continuer ?

Oui et non.

Concrètement en terminant la licence on sait déjà à peu près vers quelle voie s’orienter. A titre personnel, je n’avais jamais considéré la voie scientifique comme celle que j’emprunterai définitivement : les sciences étaient surtout un domaine pour lequel j’ai de la curiosité et un intérêt certain sans pour autant que cela m’amène à devenir une « réelle » scientifique.

C’est pourquoi je n’ai pas essayé de continuer dans cette voie, même si parfois, se replonger dans certaines matières procure une grande bouffée d’oxygène.

Qu’est-ce qui était le plus dur en double cursus ? 

Le rythme de travail et donc corrélativement les horaires. Il était difficile de trouver du temps pour travailler lorsque l’on assistait à tous les cours. Il n’a pas été rare de terminer des TD à 1h du matin pour le lendemain 7h45.

Par ailleurs, l’absence de coordination entre les deux facs pour les examens était assez compliquée à gérer : examens dans l’une avec cours dans l’autre et réciproquement, ce qui d’une part nous faisait réviser alors que nous avions encore cours et d’autre part nous privait presque de vacances pour souffler.

Qu’est ce que cela t’a apporté ? 

Beaucoup de choses du point de vue « professionnel » : une force de travail, une organisation, un esprit de synthèse, une aptitude à cerner une diversité de raisonnements… un état d’esprit en quelque sorte.

C’était aussi de très bons moments avec une promotion très soudée. J’y ai rencontré plusieurs personnes qui font partie de mes meilleurs amis. Le double cursus peut forger quelque chose de très fort en cas d’entente. On vit tous la même expérience, on est dans le même bateau et cela crée forcément des liens.


Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

A posteriori, beaucoup de bonheur, des fous-rires, des enseignants et chargés de TD marquants et ce malgré le stress et les « galères ».

 

Double diplôme SPENatan LEVERRIER

Que faisais tu avant le Double Cursus ?

Avant le double cursus sciences et droit, j’étais lycéen en Normandie à Caen. J’ai eu mon bac S avec mention bien. J’étais un scientifique un peu contrarié, j’avais de très bonnes notes en sciences mais j’appréciais bien plus les matières littéraires. J’étais candidat pour aller à Sciences Po, on m’a proposé ensuite le double cursus de Licence Sciences et Droit qui allait se créer, j’ai accepté. L’idée d’aller en prépa me rebutait un peu, alors un double cursus en fac de sciences et en fac de droit m’a pleinement convenu. Faire deux formations très différentes en même temps, pousser plus loin les sciences et découvrir un nouveau monde, le droit, m’a enthousiasmé.

 

Que fais tu maintenant ?

Après le double cursus de licence Sciences et Droit, j’ai continué dans un autre double cursus en master de Sciences et Politiques de l’Environnement à Sciences Po et toujours à l’Université Pierre et Marie Curie. L’approche pluridisciplinaire de cette formation et mon goût pour les enjeux environnementaux ont dicté ce choix que je ne regrette pas. Ce master est une formation unique qui permet d’avoir des connaissances à la fois de sciences exactes et de sciences sociales sur tous les enjeux de l’environnement et du développement durable. Aujourd’hui, je n’ai pas tout à fait fini ce master car j’effectue une année de césure pour faire des stages professionnels.

 

Le double cursus s’est-il révélé un avantage ? Pourquoi ?

Oui, autant d’un point de vue académique que personnel. Mon programme de master était pleinement la poursuite de cette double formation. Pour y accéder, il fallait une formation scientifique et ma formation en droit est un vrai plus pour la formation pluridisciplinaire de Sciences Po. D’un point de vue personnel, j’ai pu m’épanouir en ayant toujours des choses très différentes à faire : rien de tel qu’un exercice de maths après une fiche d’arrêt de droit ! Curieux et indécis dans mes choix d’orientation, cette double formation me laissait ouvert un très grand nombre de portes.

 

Un conseil à donner aux lycéens et étudiants ?

Surtout, ne pas avoir peur de se tromper. La première année après le bac est faite pour se tester, voir ce à quoi on est le plus fait, quitte à changer d’avis et tout recommencer. Trouver le domaine qui nous passionne au moment où on le fait, n’est pas facile et demande du temps mais c’est le seul moyen de réussir pleinement dans la voie que l’on choisit. Si vous êtes intéressé par le double cursus, c’est que vous êtes (positivement) indécis : droit, sciences, les deux… Le double cursus droit et sciences permet d’explorer les deux domaines à la fois, de choisir une des deux licences pendant le cursus ou, après un travail acharné, obtenir les deux licences en seulement trois ans, tout en ayant une expérience (forcément enrichissante) à l’étranger. C’est une incroyable chance.

 

 

M2 Sécurité, fiabilité et performance du numériqueEric LO

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique…) ?

J’ai fait un parcours informatique plutôt orienté sur des mathématiques appliquées. Entre autres, j’ai fait des introductions à la cryptologie, aux statistiques appliquées, à l’intelligence artificielle, et j’ai même fait de l’économie!

Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Désormais, je suis en master de sécurité informatique à Jussieu (Le master Sécurité Fiabilité et Performance du Numérique).
C’est un master assez complet et plutôt axé recherche. Le niveau de maths est quelque peu arride mais c’est très intéressant.

Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

Le droit ne me manque pas à en pleurer de chagrin, c’est davantage l’étude des sciences sociales qui me manque.
Mon cas est spécial, parce que le rapprochement droit/informatique est plus aisée à faire que dans d’autres sciences. Il y a des enjeux de la surveillance, de la cybercriminalité et du contrôle de l’Internet qui posent des problèmes législatifs. De plus, le juge fera souvent appel à des audits et des conseils en sécurité informatique pour évaluer l’ampleur d’une attaque d’un système informatique.
Ce serait dommage de laisser tomber le droit pour me consacrer qu’à l’informatique même si ce secteur est un des seuls bénéficiant du plein emploi, c’est pourquoi je songe à suivre un DU de droit de l’informatique à Paris I.

Que-ce qui était le plus dur en double cursus ?

L’administration. Le manque de communication entre les universités. L’organisation personnelle du travail et de l’emploi du temps.
Par ailleurs, un autre répercussion du double cursus, quand on continue en sciences, est que l’on manque parfois quelques notions de licence quand on arrive en master. Pour ma part, j’ai dû renoncer à quelques cours de maths qui m’auraient été appréciable pour mon master, mais ça a été rattrapé depuis!
Que ce que ça t’as apporté ?
Le double cursus m’a apporté une ouverture d’esprit dans le processus de raisonnement et de critique des idées principalement.
Il a aussi nourri ma curiosité en sciences techniques et sociales. Le double cursus m’a surtout donné du temps pour définir clairement mon projet pédagogique et professionnel.
Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Deux facs en travaux.
De l’angoisse et de la fierté.
Des nuits blanches de travail et d’amour.
Des profs plus ou moins pédagogiques et des cours enrichissants.
Une vie étudiante chargée de projets associatifs.
La capacité de faire des phrases sans verbes conjugués.
Une seconde famille dont je suis le papa.

 

M2 droit de l'environnementHannah THOMBANSEN

Que faisais tu en sciences (Biologie/chimie/informatique) ?

Nous étions la première promotion, donc nous avions encore peu d’options possibles. Le parcours s’est progressivement spécialisé au fil des années : en L1, j’ai fait des maths, de la physique, de la chimie et de la biologie ; en L2 je me suis orientée vers de la bio-chimie (avec une option de thermodynamique) ; enfin en L3 j’ai essentiellement fait de la biologie.


Que fais-tu actuellement ? C’est cool ?

Je suis en Master 2 de Droit de l’Environnement à Paris I et Paris II. Les sujets abordés sont très actuels et le domaine est porteur, le master conserve toutefois un caractère très théorique. Mais ca va, c’est plutôt “cool”.
Est-ce que la matière que tu as abandonnée en fin de licence te manque? As-tu essayé de la continuer ?

J’ai abandonné les sciences après la licence, parce que je n’ai pas trouvé de double master qui me correspondait et aussi parce que je voulais souffler un peu ! Mais j’ai regretté de ne pas pouvoir continuer les sciences, même en “à-côté”, en effet je n’ai pas trouvé de DU en thermodynamique / thermochimie par exemple …

 

Que-ce qui étais le plus dur en double cursus ? 

En tant que première promo, nous avons dû essuyer quelques plâtres au niveau logistique. Après, la charge de travail est parfois un peu lourde et les journées à rallonge, mais dans l’ensemble – et avec un peu de recul – je n’ai que des bons souvenirs.


Que ce que ça t’as apporté ? 

Spontanément ? Une bande de potes hyper soudés, une vraie “deuxième famille” : forcément, on a passé 3 ans presque 24/24 ensemble !

Plus rationnellement, une formation d’excellence dans deux universités renommées, une capacité à synthétiser et à travailler rapidement, la capacité aussi de manier aussi bien les dispositions législatives que les chiffres… En bref, une forte capacité d’adaptation !


Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience dans le double cursus ?

Les fous-rires, les journées parfois – très – longues, des profs géniaux, une administration qui nous a quand même bien aidés, … Que du bonheur !